Né à l'île Maurice, Gustave Kervern débute dans l'audiovisuel en travaillant à la réalisation d'émission grand public comme "Avis de recherche" de Patrick Sabatier ou l'inénarrable "Surprise sur prise" de Marcel Beliveau. Il intègre alors le cercle de Canal + au milieu des années 90 en conducteur de la voiture d'Ivan Le Bolloch' et Bruno Solo dans "Le Plein de Super".
C'est au sein de la chaîen cryptée qu'il rencontre Benoît Delépine (alias "Michael Kael") grâce auquel il entre dans la très courue Présipauté du Groland pour les différentes émissions satiriques tournant autour de cet univers déjanté ("GrolandSat", "20H20" et "Groland Magzine"). C'est là qu'il soigne son personnage de journaliste alcoolique et grossier, Gustave de Kervern, spécialiste des errances dans les bars et des tournées de province.
A l'écriture et parfois à la réalisatio de certains sketchs, il soigne un style joyeusement foutraque et se lance en 2004, aux côtés de son compère Delépine, dans le cinéma avec une première chronique surréaliste et bourrée d'humour noir : Aaltra. En marge des standards de la production française et grâce à un accueil critique bienveillant, les deux grolandais continuent sur leur lancée avec Avida (2006) puis Louise-Michel (2009) où, entre belgitdue et charge sociale, ils connaissent leur premier succès public.
Toujours en indépendant, mais très prisé par des acteurs de haut niveau, ils réunissent un casting plus que solide (Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Yolande Moreau) pour leur quatrième film, le gigansteque Mammuth (2010).
Rien ne va plus dans la vie d'Élise : engluée dans une relation amoureuse toxique, elle se retrouve propulsée metteuse en scène suite à la mort soudaine du célèbre Groutchov dont elle était l’assistante. Un étrange symptôme, le trouble panique, la submerge. Élise tente de faire bonne figure mais son rapport au monde s’en trouve totalement modifié. Ne serait-ce pas l’occasion pour elle de regarder la vie différemment ?
Paris, au début du XXe siècle. Persuadé que sa femme Irène est morte par sa faute, Antoine Balestro, peintre en vogue, n’arrive plus à se remettre au travail et désespère Armand, son galeriste. Un soir, en quête de pardon, Antoine, ivre, tente d’entrer en contact avec Irène par l’intermédiaire d’un médium. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste saltimbanque, qui ne connaît rien à l’au-delà et s’est faufilée dans la roulotte de la voyante pour voler de la nourriture…