Bernard Blancan est né en 1958 à Bayonne. Pendant quelques années, il fait beaucoup de théâtre, participe à quelques tournages dans la région bordelaise, tourne dans des courts métrages et en réalise lui-même. Jusqu'en 1997, où Hélène Angel lui propose un rôle qu'il qualifie d' "extraordinaire" dans Peau d'homme, coeur de bête.
Ce film, primé à Locarno, est salué unanimement par la critique. Ce sont alors ses "vrais" débuts au cinéma et à la télévision où il enchaîne les rôles de méchants, assassins et autres pervers, lui qui est pourtant si gentil ! Il joue également pour Bernard Stora, Antoine Santana, Yves Caumon, Jérôme Bonnel, Hélène Angel, Agnès Jaoui, Richard Dembo...
En 2004, c'est encore Yves Caumon qui lui offre un rôle principal dans Cache-cache et, comme un bonheur n'arrive jamais seul, Rachid Bouchareb lui fait cadeau du rôle du sergent Martinez dans Indigènes, pour lequel il obtient , avec les quatre acteurs principaux, un prix d'interprétation à Cannes en mai 2006.
En 2006 il est à l'affiche de Indigènes de Rachid Bouchareb. Et en 2008 on peut le voir dans Voyage aux Pyrénées, des frères Larrieu. En 2009, cet acteur au profil terrien et au jeu racé revient à l'affiche de la comédie No pasaran ! de Emmanuel Caussé et Eric Martin, apparaît dans le premier film de Nassim Amaouche, Adieu Gary, et donne la réplique à Kristin Scott-Thomas et Yvan Attal dans Partir.
Dans la campagne du Nord-Est de la France. Les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane, la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?