La Quinzaine des Réalisateurs: l'âme rebelle de Cannes

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La Quinzaine des Réalisateurs: l'âme rebelle de Cannes

La Quinzaine des Réalisateurs: l'âme rebelle de Cannes
mardi 29 avril 2008
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Depuis sa création en 1968, la Quinzaine des réalisateurs a révélé de nombreux auteurs tels que Jim Jarmusch, Werner Herzog ou George Lucas. Cette année, cette manifestation souffle ses 40 bougies. Une occasion de revenir sur la naissance de cet événement et sur son héritage cinématographique.
Une contre-alternative au Festival de Cannes
En 1968, une poignée de cinéastes menés par François Truffaut et Jean-Luc Godard, interrompent le bon déroulement du Festival de Cannes afin de faire réhabiliter Henri Langlois à la direction de la Cinémathèque française.

Non contents d'avoir obtenu gain de cause, ces derniers décident de contester la compétition cannoise en créant la Société des Réalisateurs de Films (SRF). Les membres fondateurs de cette institution espéraient en effet remettre en question le mode de sélection des oeuvres. A la différence d'aujourd'hui, les longs métrages étaient en effet choisis par leur propre pays de production. Sous le poids de considérations diplomatiques, cette pratique réduisait l'ouverture aux cinématographies émergentes.
Montrer des films "gratuitement, sans palmarès, et sans censure"
Sitôt née, la SRF décide ainsi d'instituer la Quinzaine des Réalisateurs. Cette section indépendante propose des projections accessibles au public dans un esprit libre et non compétitif. Aucune récompense officielle n'y est décernée. L'objectif initial est en effet de promouvoir le cinéma d'auteur issu de tous les horizons.

Découverte de talents
En 40 ans d'existence, la Quinzaine des Réalisateurs a donc non seulement consacré le cinéma indépendant, mais aussi profondément influencé la politique de programmation du Festival de Cannes. Depuis 1972, le choix des films en lice pour la Palme s'établit uniquement d'après des critères artistiques et non plus selon le souhait des gouvernements nationaux. De plus, la Quinzaine constitue encore aujourd'hui un vivier de nouveaux talents appelés à rejoindre leurs aînés sur le tapis rouge de la compétition officielle, comme c'est le cas cette année pour le réalisateur philippin Brillante Mendoza et son film Serbis.
Par la rédaction : Sébastien Cahn
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