La Croisette aux couleurs d'Israël

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La Croisette aux couleurs d'Israël

La Croisette aux couleurs d'Israël
mercredi 07 mai 2008
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L'industrie du cinéma israélien n'a jamais aussi été prolifique que ces dernières années (Désengagement, My father, my lord, et Les Citronniers sont tous 3 sortis en avril dernier). Sa participation au 61ème Festival de Cannes invite à se pencher sur les raisons d'un telle santé cinématographique.
Privatisation, coproduction, et nouveaux talents
Le cinéma israélien doit partiellement son dynamisme à un système de financement efficace qui a commencé à émerger il y a une quinzaine d'années. A cette époque, les chaînes télévisées privées se développent et concourent progressivement à la production de films. A partir de 2001, le gouvernement verse des subventions substantielles au cinéma d'auteur, et les coproductions avec les pays étrangers (notamment la France) sont en plein essor.

Cette évolution économique s'accompagne aussi d'une identité artistique affirmée dans l'évocation du contexte local avec une portée universelle. Une tendance mise en image par une jeune génération de cinéastes qui compte parmi elle Joseph Cedar (dont le film Beaufort a remporté l'Ours d'argent à la Berlinale 2008), Eran Kolirin (La Visite de la fanfare) ou encore Ari Folman et Ronit Elkabetz, tous 2 sélectionnés cette année à Cannes.

Sabra et Chatila version animée

Sélectionné en Compétition officielle, le film Waltz with Bashir dirigé par Ari Folman est un documentaire animé qui aborde les massacres de Sabra et Chatila survenus en 1982. D'inspiration autobiographique, le film accompagne un ancien soldat israélien soucieux de reconstituer les souvenirs de son intervention dans le 1er conflit libanais.

Famille je vous hais
Sur un autre registre, Ronit Elkabetz et son frère Schlomi font l'ouverture de la Semaine de la Critique avec leur film Les Sept jours, second opus d'une trilogie amorcée en 2004 avec Prendre femme. L'intrigue se concentre sur une famille, qui selon la tradition juive du deuil, cohabitent ensemble durant une semaine dans la maison du défunt. Une histoire prétexte à appréhender la question de la place de l'individu face au poids des traditions familiales et ancestrales.
Par la rédaction : Sébastien Cahn
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